Accueil > Divers > Folklore

Folklore

samedi 30 août 2008, par Amaury R

De nombreux groupes de danses du monde se sont créés en France dans les années 1960. La culture occidentale était sous l’influence d’un mouvement global qui s’est traduit d’un autre côté par le mouvement hippie. Le parallèle est possible : ouverture vers des cultures différentes, recherche de quelque chose de différent de la société considérée comme déshumanisée... Dès lors, l’objectif n’était pas l’authenticité. Néanmoins, par le biais de stages réalisés avec des intervenants issus des cultures approchées, se mêlaient deux aspects : le côté authentique et le côté spectaculaire, c’est-à-dire l’adaptation de l’authentique au service de l’attractivité des danses ou musiques. On pourrait alors qualifier de folklorique ce qui relève d’une adaptation de pratiques anciennes (de l’adaptation simple à "dans l’esprit de") et de traditionnel ce qui vise à l’authenticité.

Le problème est que le côté traditionnel parait ringard... alors même qu’il connait un gros succès. Pour beaucoup le "folklore" (groupes folkloriques ou traditionnels), c’est donc ringard, voire passéiste ou nationaliste !

Les groupes de "folklore" que je connais sur Lyon sont plutôt des groupes qui souhaitent connaître les autres cultures. Ainsi, l’association que nous avions créée avec des amis en 2000 s’était fixée comme objectif notamment (depuis début 2003) de développer le plus de liens possibles avec des groupes étrangers afin de les inviter à Lyon ou d’aller chez eux. C’est d’autant plus facile que nous ne pratiquons pas "notre" folklore. Nous ne connaissons pas de danses de la Région lyonnaise et nous ne sommes généralement pas hongrois ou écossais, roumains, etc. Nous n’avons pas tranché entre "folklorique" et "traditionnel", les deux ayant de l’intérêt. Nous avons seulement choisi d’être précis sur ce que nous présentions : chaque fois que possible, lorsque nous présentons des danses (en particulier, des danses hongroises), nous précisons ce qui est authentique de ce qui a été adapté (et pourquoi). Cela nous parait d’autant plus important que peu de gens connaissent ce que nous présentons. Ne pas le faire serait comme adapter un morceau de Brahms (au hasard) sans le préciser. Les spectateurs croiraient avoir entendu du Brahms là où ils auraient entendu une adaptation...

Participer aux activités de groupes de "folklore" m’a permis de me rendre en Allemagne, en Hongrie, en Slovaquie, en Roumanie, en Serbie et surtout, dans chaque pays, rencontrer d’autres jeunes souvent passionnés. Pour faire partager ce centre d’intérêt, j’ai donc créé des sites notamment

Magyarfolk, la Hongrie et son folklore

Répondre à cet article

Accueil > Divers > Folklore

Folklore

samedi 30 août 2008, par Amaury R.

De nombreux groupes de danses du monde se sont créés en France dans les années 1960. La culture occidentale était sous l’influence d’un mouvement global qui s’est traduit d’un autre côté par le mouvement hippie. Le parallèle est possible : ouverture vers des cultures différentes, recherche de quelque chose de différent de la société considérée comme déshumanisée... Dès lors, l’objectif n’était pas l’authenticité. Néanmoins, par le biais de stages réalisés avec des intervenants issus des cultures approchées, se mêlaient deux aspects : le côté authentique et le côté spectaculaire, c’est-à-dire l’adaptation de l’authentique au service de l’attractivité des danses ou musiques. On pourrait alors qualifier de folklorique ce qui relève d’une adaptation de pratiques anciennes (de l’adaptation simple à "dans l’esprit de") et de traditionnel ce qui vise à l’authenticité.

Le problème est que le côté traditionnel parait ringard... alors même qu’il connait un gros succès. Pour beaucoup le "folklore" (groupes folkloriques ou traditionnels), c’est donc ringard, voire passéiste ou nationaliste !

Les groupes de "folklore" que je connais sur Lyon sont plutôt des groupes qui souhaitent connaître les autres cultures. Ainsi, l’association que nous avions créée avec des amis en 2000 s’était fixée comme objectif notamment (depuis début 2003) de développer le plus de liens possibles avec des groupes étrangers afin de les inviter à Lyon ou d’aller chez eux. C’est d’autant plus facile que nous ne pratiquons pas "notre" folklore. Nous ne connaissons pas de danses de la Région lyonnaise et nous ne sommes généralement pas hongrois ou écossais, roumains, etc. Nous n’avons pas tranché entre "folklorique" et "traditionnel", les deux ayant de l’intérêt. Nous avons seulement choisi d’être précis sur ce que nous présentions : chaque fois que possible, lorsque nous présentons des danses (en particulier, des danses hongroises), nous précisons ce qui est authentique de ce qui a été adapté (et pourquoi). Cela nous parait d’autant plus important que peu de gens connaissent ce que nous présentons. Ne pas le faire serait comme adapter un morceau de Brahms (au hasard) sans le préciser. Les spectateurs croiraient avoir entendu du Brahms là où ils auraient entendu une adaptation...

Participer aux activités de groupes de "folklore" m’a permis de me rendre en Allemagne, en Hongrie, en Slovaquie, en Roumanie, en Serbie et surtout, dans chaque pays, rencontrer d’autres jeunes souvent passionnés. Pour faire partager ce centre d’intérêt, j’ai donc créé des sites notamment

Magyarfolk, la Hongrie et son folklore

titre documents joints

  • Unifolk (JPEG – 3 ko)

    Association de musiques et danses traditionnelles/folkloriques du monde (notamment hongroises à à Sainte Foy-lès-Lyon (Rhône, France).